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🇫🇷 5 grands classiques de la Science-Fiction anglophone

By 25 March 2018 No Comments

Comme moi, vous êtes peut-être passionnés par les œuvres de science-fiction, ou peut-être êtes-vous simplement curieux de découvrir ce genre littéraire. Si vous apprenez l’anglais, il est important de s’imprégner de la culture anglophone littéraire, et la science-fiction est un incontournable ! Ray Bradbury a d’ailleurs dit : « La science-fiction est la littérature la plus importante de l’histoire parce qu’elle est l’histoire des idées, l’histoire de nos civilisations naissantes… »

Notez qu’il ne s’agit pas d’un classement mais plutôt d’un échantillon dans lequel on peut piocher selon ses goûts et ses envies !

 

Dune (Cycle de Dune), Frank Herbert (1965)

Pourquoi les anglophones le considèrent comme un classique : Véritable monument de la science-fiction, Dune est un succès mondial depuis la publication de son premier tome. C’est en effet le roman de science-fiction le plus vendu au monde, et pour beaucoup, il reste inégalé !

Citation :  “I must not fear. Fear is the mind-killer. Fear is the little-death that brings total obliteration. I will face my fear. I will permit it to pass over me and through me. And when it has gone past I will turn the inner eye to see its path. Where the fear has gone there will be nothing. Only I will remain.”

« Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l’esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale. J’affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien. Rien que moi. » (trad. Michel Demuth)

Résumé : L’histoire se passe en l’an 10 191, où l’humanité a conquis une grande partie de l’univers grâce à l’Epice, cette substance qui décuple les capacités physiques et psychiques des humains. Cette substance rare et très prisée ne se trouve que sur la planète désertique Arrakis, que ses habitants aux yeux bleu profond, les Fremens, surnomment « Dune ». Ce peuple s’est adapté à une vie très dure et rêve d’un prophète qui changera le cours de l’histoire.

Suite à une décision de l’empereur Padishah Shaddam IV, la planète passe sous le contrôle des Atréides. Le duc Leto Atréides doit donc quitter son fief pour s’installer sur Arrakis. Il est accompagné par sa compagne Dame Jessica et son fils Paul.

 

1984, George Orwell (1949)

Pourquoi les anglophones le considèrent comme un classique : Ce grand classique apparaît souvent dans les listes des ‘must-read’ de la littérature anglophone, et il fait d’ailleurs souvent partie des livres étudiés à l’école. Sachez que la dystopie 1984 est récemment devenue un best-seller aux Etats-Unis suite aux dernières élections présidentielles là-bas. Les meilleures dystopies restent toujours d’actualité !

Citation :Cut off from contact with the outer world, and with the past, the citizen of Oceania is like a man in interstellar space, who has no way of knowing which direction is up and which is down. The rulers of such a state are absolute, as the Pharaohs or the Caesars could not be.”

« Coupé de tout contact avec le monde extérieur et avec le passé, le citoyen d’Océania est comme un homme des espaces interstellaires qui n’a aucun moyen de savoir quelle direction monte et laquelle descend. Les dirigeants d’un tel État sont absolus, plus que n’ont jamais pu l’être les Pharaons ou les Césars. » (trad. Amélie Audiberti)

Résumé : Winston Smith travaille pour le Parti Extérieur. Il officie au ministère de la Vérité, qui est chargé de remanier et réécrire les archives de l’Histoire pour les faire correspondre avec la vision du Parti. Pour échapper au monde tyrannique dirigé par Big Brother, dans son esprit tout au moins, Winston entame la rédaction d’un journal pour y dissimuler ses opinions contestataires, un acte passible de peine de mort.

 

Le meilleur des mondes, Aldous Huxley (1932)

Pourquoi les anglophones le considèrent comme un classique : Ce livre explore les conséquences extrêmes d’un monde réorganisé sur la base de l’eugénisme grâce à un mode de reproduction entièrement artificiel. Si vous aimez les dystopies, Le meilleur des mondes est un grand classique !

Citation : “…what would it be like if I could, if I were free—not enslaved by my conditioning.”

« Qu’est-ce que j’éprouverais si je le pouvais, si j’étais libre, si je n’étais pas asservi par mon conditionnement ? » (trad. Jules Castier)

Résumé : A Londres, en l’an « 632 de Notre Ford », les êtres humains sont tous créés en laboratoire, et les fœtus sont conditionnés de manière à déterminer leurs futurs goûts, aptitudes, et position dans la hiérarchie sociale. En effet, la société est divisée en cinq castes : les Alpha et les Bêta forment l’élite, tandis que les Gamma, les Deltas et les Epsilon sont leurs inférieurs. Il existe cependant quelques humains qui vivent en dehors de l’Etat mondial. Ils sont parqués dans des « réserves à sauvages ».

 

Fondation (Cycle de Fondation), Isaac Asimov (1951)

Pourquoi les anglophones le considèrent comme un classique : Autre monument du genre, le cycle de Fondation est sans doute la série la plus connue d’Asimov, auteur iconique et prolifique, avec son autre grande œuvre : Les Robots. Plongez dans un univers hautement imaginatif et immergez-vous dans le déroulement de cet ambitieux projet.

Citation :Never let your sense of morals prevent you from doing what is right.”

« Que tes principes de morale ne t’empêchent jamais de faire ce qui est juste. » (trad. Jean Rosenthal)

Résumé : Dans un futur lointain, un savant du nom de Hari Seldon invente une science qui permet de prédire l’Histoire. En découvrant la chute imminente de l’empire intergalactique dans lequel il vit, il décide de fonder une colonie, une « Fondation », dans le but de préserver le savoir de toute l’humanité.

 

Fahrenheit 451, Ray Bradbury (1953)

Pourquoi les anglophones le considèrent comme un classique : Magnifiquement écrit, Fahrenheit 451 est une déclaration d’amour aux livres et une ode à la liberté. Si vous aimez les adaptations, HBO en prepare une en ce moment !

Citation :There must be something in books, things we can’t imagine, to make a woman stay in a burning house; there must be something there. You don’t stay for nothing.”

« Il doit y avoir quelque chose dans les livres, des choses que nous ne pouvons pas imaginer, pour amener une femme à rester dans une maison en flammes ; oui, il doit y avoir quelque chose. On n’agit pas comme ça pour rien. » (trad. Jacques Chambon et Henri Robillot).

Résumé : Guy Montag est pompier mais il n’éteint pas les incendies. Au contraire, son métier consiste à brûler les possessions de ceux qui détiennent des livres interdits. Dans cette société, la lecture est illégale, et on lui préfère d’ailleurs les écrans et autres innovations technologiques. Un soir en rentrant du travail, Montag rencontre sa nouvelle voisine, une jeune adolescente dont l’anticonformisme va provoquer chez lui une profonde remise en question de sa vie.

 

Bonus :

La Servante écarlate, Margaret Atwood (1985)

Pourquoi les anglophones le considèrent comme un classique : Comme pour 1984, la récente élection de Donald Trump en a relancé les ventes, ainsi que la sortie d’une adaptation en série télévisée saluée par la critique. C’est un livre très important qui illustre la facilité avec laquelle la société peut basculer dans la dystopie. Quand on apprend que tout dans ce livre vient de faits réels empruntés à l’Histoire, un seul mot vient en tête : glaçant.

Citation : “It was after the catastrophe, when they shot the president and machine-gunned the Congress and the army declared a state of emergency. They blamed it on the Islamic fanatics, at the time […] That was when they suspended the Constitution. They said it would be temporary. There wasn’t even any rioting in the streets.”

« C’était après la catastrophe, quand ils ont abattu le Président, mitraillé le Congrès et que les militaires ont déclaré l’état d’urgence. Ils ont rejeté la faute sur les fanatiques islamiques à l’époque […] C’est à ce moment-là qu’ils ont suspendu la Constitution. Ils disaient que ce serait temporaire. Il n’y a même pas eu d’émeutes dans la rue. » (trad. Sylviane Rué)

Résumé : Dans un futur proche, la pollution et les déchets toxiques de l’atmosphère ont fait chuter drastiquement le taux de fécondité. Des fanatiques religieux se sont emparés du pouvoir et ont fondé la république de Gilead. Les femmes y sont divisées en castes. Celles qui peuvent se reproduire sont réduites au rang d’esclaves sexuels, assignés à un commandant et à son épouse. Defred nous raconte son histoire ; sa vie de servante écarlate, et ses souvenirs d’avant.

 

Author Iza

Contributor & Staircase Cheerleader

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